Lancer sa communauté de pratique pour les équipes de test : 4 conseils pour débuter

Emna Ayadi
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Après avoir introduit le concept de communauté de pratique pour les équipes de tests dans mon article précédent, je passe maintenant à la pratique : quels sont les points clés à ne pas négliger si l’on souhaite mettre en place sa propre communauté (et la faire durer dans le temps) ?

Alors que lancer des communautés de pratique au sein d’une entreprise est relativement simple, assurer leur bon fonctionnement au fil du temps peut s’avérer plus compliqué. Heureusement, il existe plusieurs bonnes pratiques à mettre en oeuvre pour assurer le succès de ces communautés - celles-ci s’appliquent aussi bien au domaine du test qu’aux communautés de pratique touchant à d’autres spécialités.

1. Établir des communautés de pratique à 3 niveaux

Le noyau

Premièrement, je conseille d’établir 3 niveaux au sein des communautés. Le premier s'appelle le noyau, il devrait inclure au moins une ou deux personnes très actives qui amènent des nouvelles idées et sont aussi responsables de trouver un lieu de rassemblement et de chercher des sponsors éventuels pour financer les évènements autour de la communauté. Ce noyau représente la force motrice de la communauté sur le court et le long terme

Le groupe actif

Le deuxième niveau représente également un noyau, mais moins restreint que le premier. Il s’agit d’un groupe relativement actif de personnes qui assistent fréquemment aux évènements, contribuent, participent et communiquent au sein de la communauté, maintenant ainsi un certain niveau d’activité.

La communauté élargie

Enfin, la communauté en elle-même constitue le troisième niveau et se compose de dizaines (voire de centaines) de membres. L’objectif est d’élargir cette communauté avec le maximum de personnes aux profils variés mais partageant les mêmes intérêts.

Il faut également veiller à établir les bonnes fondations pour une communauté de pratique forte et cohérente :

2. Définir une identité claire et distincte

Tout d’abord, il est important pour votre communauté d’avoir sa propre identité bien définie. Choisissez donc un nom, un hashtag pour la communauté et n’oubliez pas de choisir un canal de communication pour assurer le suivi des rencontres. Cela peut passer par un groupe Facebook, Slack ou autre. Définissez ensuite clairement le but, les objectifs et la vision de votre communauté. Cette identité est primordiale pour renforcer le sentiment d’appartenance de chaque membre à sa communauté.

Il est important de faire en sorte que les membres de la communauté soient facilement identifiables afin de faciliter la communication - Comme ils ne viennent pas forcément de la même équipe, il se peut qu’ils ne se soient jamais rencontrés avant. Je recommande donc de mettre à la disposition de chacun des badges pour indiquer son nom.

3. Ne pas lésiner sur les moyens : des événements informels et une animation dynamique

Lorsque vous planifiez vos événements, faites attention à ne pas utiliser le mot « réunion » et essayez de choisir une fréquence régulière (et réaliste) pour vos rencontres, par exemple une fois par mois, ou encore toutes les deux semaines. Aussi, lors de chaque événement, choisissez le bon animateur - une personne capable de piloter des sessions dynamiques. Vous pouvez encourager les membres de votre communauté à animer des séances, ou vous pouvez également faire appel à des animateurs extérieurs à l'organisation afin de diversifier les sujets. L’animateur représente le facteur clé de la réussite de vos événements ! Sans lui, ces communautés risquent d’entrer dans la routine et leurs conversations perdront leur valeur.

Pour partager le contenu, je recommande l’utilisation de l’outil Klaxoon et ses fonctionnalités de réseautage en ligne qui réunissent tout le monde à travers des outils de brainstorming.

4. Obtenir un vrai soutien du management pour la communauté de pratique

Une fois votre communauté de pratique mise en place, il est important que les managers et chefs d’équipe sponsorisent et encouragent son évolution au sein de l’organisation. Sans un réel sponsor et soutien en interne, la communauté de pratique aura de faibles chances de persister. Enfin, choisissez différents emplacements dédiés et rendez vos événements plus amusants et attrayants en proposant des pizzas ou une pause-café afin de fluidifier la communication entre les participants lors des événements.

Conclusion : La communauté de pratique, un formidable outil pour l’innovation

Comme expliqué dans mon précédent article, la communauté de pratique présente de nombreux avantages, autant pour les professionnels que pour l’entreprise de manière plus générale. Elle est aussi un atout majeur dans le domaine des tests en encourageant l’innovation, l’échange d’informations et l’apprentissage des dernières techniques et méthodes.

Cependant, la création d’une communauté prend du temps et des efforts. Même si les mentalités sont en train d’évoluer, de nombreux professionnels ne réalisent pas encore les bénéfices liés à ce type de rassemblement, ou ne souhaitent tout simplement pas être impliqués ni participer aux différentes activités. Notez que ce n’est pas grave, il ne faut en aucun cas imposer la participation aux employés. Mais le jour où ils voudront se joindre à la communauté, ils seront les bienvenus !

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